Vendredi 13 juin 2008
Certains vignerons ne répondent pas aux appels à échantillons, soit par paresse, soit parce qu'ils sont convaincus que, de toutes façons, les journalistes parleront d'eux tellement ils sont au-dessus des autres !
Et si les journalistes arrêtaient de "jouer leur jeu" ? Imaginons que tous  les vignerons se comportent ainsi, comment les journalistes pourraient-ils faire leurs articles, leurs guides, etc... ?
Le résultat, c'est que les journalistes prennent le temps d'aller goûter chez ces vignerons très sûrs d'eux et qu'ils sont donc "favorisés" puisque leurs vins sont dégustés dans un contexte privilégié où ils peuvent  enjoliver leur façon de travailler.
Lorsque je m'émeus de ce genre de situation, les journalistes me répondent : "tu comprends, si ces vignerons vedettes de l'appellation ne sont pas dans mon article ou dans mon guide, que vont penser mes lecteurs ?"
Eh bien moi je prétends que si vous arrêtiez de "leur servir la soupe", au bout de quelque temps, lorsque leurs clients ne les verraient plus dans les guides en question, ils finiraient pas comprendre qu'ils doivent, comme les autres, présenter leurs échantillons aux différentes sélections.
Mais tant que vous vous mettez à plat ventre devant eux, il n'y a pas de raison pour qu'ils ne continuent pas de
se regarder le nombril !
Où est l'équité dans tout ça ? Faut pas s'étonner ensuite si les vignerons vous soupçonnent de favoritisme !
Par Christine Ontivero
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Hé oui ! Le plus grave là-dedans est que les "petits" vignerons, les "sans grades", ceux qui sont très bons mais qui ne sont pas encore connus et qui ont besoin de vendre, eh bien ceux-là restent à l'écart des guides le plus souvent faute de place. Si les auteurs de guides avaient simplement une ou deux pages consacrées au "déjà connus" ou aux "Stars du Vignoble", cela laisserait beaucoup plus de place pour décrire les nouveaux. Après tout un guide devrait faire oeuvre de découvertes, non ? 
Commentaire n°1 posté par Michel Smith le 13/06/2008 à 16h39
Très drôle et très vrai...
Commentaire n°2 posté par Michel Smith le 13/06/2008 à 16h40
Je n'avais jamis pensé à cette question sous cet angle, mais oui, tu as raiosn, Christine, on se fait tous avoir. Pour être équitable, il faudrait effectivement mettre en qaurantaine ce qui ne se donnent pas la peine de participer aux dégus collectives ou aux échantillonages.

Amitiés, et bon vent à ton blog.

Hervé

PS. Ton autre post, sur ton quotidien, est très bien vu, on sent le vécu. Continue à penser à ton idée de livre, ça vaut la peine
Commentaire n°3 posté par Lalau Hervé le 13/06/2008 à 20h22
Et si les journalistes faisaient leur métier !
En effet, pour écrire des guides nous avons des critiques, des experts (sommeliers, oenologues) et des journalistes. Les journalistes, par métier, écrivent dans la presse et font un travail d'enquête. Enfin, ils devraient.
Les échantillons, ça coûte, ça ne garantit en rien une dégustation équitable, ça finit souvent dans la bouche du destinataire (un bon moyen de boire à l'oeil voire de se faire "rincer la patte").
Ces commentaires sont basés sur des aveux et mes observations personnelles.
Faire déguster est essentiel, les vignerons essayent de le faire quand ils recoivent dans leurs domaines, quand ils se rendent sur des salons et au travers des cavistes (avec ou sans la présence du vigneron). Ce travail est un investissement important et certains vignerons y consacrent un budget important (les cavistes aussi). Mais trop d'échantillons sont demandés par des pseudo-journalistes, pseudo-critiques et même par des organes reconnus mais dont la crédibilité des dégustations est mise à mal par les articles qui en découlent.
Comprenons donc le vigneron connu qui est assailli de telles demandes alors qu'il ne dispose pas d'assez de bouteilles pour ses clients, et le "petit vigneron d'avenir" qui n'a pas le budget (ni le temps) pour expédier de nombreux échantillons.
Pour ma part, en qualité de revendeur, de caviste, de grossiste, d'importateur, je visite les propriétés qui m'intéressent pour goûter sur place et comprendre, je ne refuse pas un échantillon quand le vigneron peut correspondre à mes recherches mais je ne le sollicite pas juste pour voir...
Je ne suis ni journaliste, ni critique, mais sans "vecteur médiatique fort" reconnaissez que le vigneron en quête de reconnaissance est un peu perdu et préfère s'abstenir.
Quant aux "stars du vignoble", pourquoi perdre une bouteille pour des "journaleux" qui de toute façon consacrent 80% de leurs commentaires à des vins d'annonceurs publicitaires (si si, il reste 20% même si j'avoue être optimiste) ?
Croyez-vous que pour autant ils vont perdre des clients ? Peut-être, mais d'autres font la queue pour les emplacer et le seul problème serait que ce ne soit pas uniquement parce que le vin est bon mais aussi parce qu'il est tellement rare que même les critiques ne recoivent pas d'échantillon ! Un excellent coup de pub, non ?
A bientôt au Pavillon Dauphine ?
Cordialement,
Laurent Baraou
Commentaire n°4 posté par Baraou le 30/08/2008 à 13h59
Je ne suis pas d'accord quand vous écrivez : "Quant aux "stars du vignoble", pourquoi perdre une bouteille pour des "journaleux" qui de toute façon consacrent 80% de leurs commentaires à des vins d'annonceurs publicitaires (si si, il reste 20% même si j'avoue être optimiste) ?"
Il est vrai que la pub guide de plus en plus le rédactionnel et je ne peux que le déplorer, toutefois, ces stars qui n'envoient plus leurs échantillons pour qu'on aille chez eux ont bien été contents à une époque de rencontrer de  "journaleux" qui en ont fait des stars. Et je sais de quoi je parle !
A bientôt
Réponse de Christine Ontivero le 31/07/2009 à 17h08
C'est pas faux !
Mais je constate que bien des vignerons "stars" ne savent pas comment affronter la crise actuelle... L'arrivée en kiosques d'un concurrent de la RVF et l'organisation de dégustations diverses et variées apporteront peut-être des solutions... Toutefois les "gens de médias" sont peu nombreux à s'intéresser aux vins et certainement parce que les médias ne "vendent" pas sur ce sujet.
Quant aux cavistes et aux restaurateurs, ils ont leur part de responsabilité ; ils sont en charge des ventes, c'est à eux de dynamiser le marché.
Dans tous les cas, il faut passer par l'éducation, donc la dégustation et il faut des échantillons... Mais c'est un coût important (le coût de production mais aussi de gestion de la relation et de l'expédition) qui ne peut être justifié que par un prix de vente satisfaisant... Le commerce équitable, je ne lâche pas le sujet.
A bientôt,
Laurent
Commentaire n°5 posté par Baraou le 31/07/2009 à 17h27

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus