Certains vignerons ne répondent pas aux appels à échantillons, soit par paresse, soit parce qu'ils sont convaincus que, de toutes façons, les journalistes parleront d'eux tellement ils sont
au-dessus des autres !
Et si les journalistes arrêtaient de "jouer leur jeu" ? Imaginons que tous les vignerons se comportent ainsi, comment les journalistes pourraient-ils faire leurs articles, leurs guides,
etc... ?
Le résultat, c'est que les journalistes prennent le temps d'aller goûter chez ces vignerons très sûrs d'eux et qu'ils sont donc "favorisés" puisque leurs vins sont dégustés dans un contexte
privilégié où ils peuvent enjoliver leur façon de travailler.
Lorsque je m'émeus de ce genre de situation, les journalistes me répondent : "tu comprends, si ces vignerons vedettes de l'appellation ne sont pas dans mon article ou dans mon guide, que vont
penser mes lecteurs ?"
Eh bien moi je prétends que si vous arrêtiez de "leur servir la soupe", au bout de quelque temps, lorsque leurs clients ne les verraient plus dans les guides en question, ils finiraient pas
comprendre qu'ils doivent, comme les autres, présenter leurs échantillons aux différentes sélections.
Mais tant que vous vous mettez à plat ventre devant eux, il n'y a pas de raison pour qu'ils ne continuent pas de
se regarder le nombril !
Où est l'équité dans tout ça ? Faut pas s'étonner ensuite si les vignerons vous soupçonnent de favoritisme !